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Assise active au travail : réduire le mal de dos et rester concentré

 

On dit que « s’asseoir, c’est le nouveau tabac ». Sauf que, pour la plupart d’entre nous, on n’a pas vraiment le choix. Que vous soyez au bureau ou installĂ© Ă  la table de la cuisine, passer des heures assis fait partie du job. Et mĂȘme si cette chaise a l’air inoffensive (voire carrĂ©ment chĂšre), si elle vous maintient immobile, elle grignote votre santĂ© en douce.

La position assise prolongĂ©e est associĂ©e Ă  une longue liste de problĂšmes : dos raide, posture qui se dĂ©grade, mĂ©tabolisme au ralenti, baisse de l’attention, et mĂȘme maladies chroniques. La mauvaise nouvelle ? Changer de position une fois par heure ne suffit pas. Et aller Ă  la salle aprĂšs le travail ne « rĂ©pare » pas tout non plus.
La bonne nouvelle ? Il existe une façon plus intelligente de s’asseoir – une façon qui garde le corps lĂ©gĂšrement engagĂ©, l’esprit plus alerte, et la colonne vertĂ©brale nettement plus contente.

Ça s’appelle l’assise active. Dans cet article, on va voir prĂ©cisĂ©ment ce que c’est, pourquoi c’est important, et comment s’y mettre correctement. Si votre travail vous colle Ă  une chaise la majeure partie de la journĂ©e, cet article est pour vous.

Qu’est-ce que l’assise active ?

L’assise active est un concept basĂ© sur le mouvement. Au lieu de verrouiller votre corps dans une posture fixe et immobile pendant des heures, elle encourage des micro-mouvements intuitifs pendant que vous travaillez. RĂ©sultat : le gainage reste actif, le sang circule mieux et les muscles restent « rĂ©veillĂ©s ».

Ce n’est pas juste gigoter au hasard. Pensez plutĂŽt Ă  un mouvement rĂ©gulier et intentionnel, un peu comme une activitĂ© physique lĂ©gĂšre : se balancer, s’incliner, dĂ©placer son poids – avec l’aide d’outils bien conçus comme des chaises dynamiques ou des tabourets d’équilibre. L’assise active aide le corps Ă  rester attentif mĂȘme en position assise, avec de nombreux bĂ©nĂ©fices physiologiques et cognitifs.

L’essor de l’assise active (et pourquoi on en avait besoin)

L’assise active n’est pas apparue du jour au lendemain. Elle est le rĂ©sultat de dĂ©cennies de prise de conscience : les modes de vie sĂ©dentaires – et surtout ceux centrĂ©s sur le travail de bureau – ont un impact rĂ©el sur nos corps et nos cerveaux. Avec l’explosion de l’usage de l’ordinateur et du temps passĂ© devant les Ă©crans, les problĂšmes musculo-squelettiques ont augmentĂ©, tout comme la fatigue mentale et la baisse de tonus. Petit Ă  petit, beaucoup ont compris qu’avoir une chaise « ergonomique » ou se lever de temps en temps ne suffisait pas. Il fallait une meilleure maniĂšre de s’asseoir.

L’assise active est nĂ©e de ce besoin : une approche dynamique, appuyĂ©e par la recherche, qui rend notre temps assis plus cohĂ©rent avec la maniĂšre dont le corps humain fonctionne le mieux – en mouvement. Mais pour mesurer ce qu’elle amĂ©liore, il faut d’abord comprendre les dĂ©gĂąts de l’assise passive.

Les problùmes de l’assise passive

L’assise passive – rester assis longtemps dans une posture fixe – peut sembler anodine, mĂȘme confortable au dĂ©but. Pourtant, elle dĂ©clenche une cascade de problĂšmes physiques et cognitifs. Le corps rĂ©clame du mouvement, et l’en priver pendant des heures a des consĂ©quences Ă  court et Ă  long terme.

DĂ©composons les principaux problĂšmes liĂ©s Ă  l’assise passive.

Douleurs lombaires

Le mal de dos est probablement la consĂ©quence la plus frĂ©quente du travail sĂ©dentaire. D’ailleurs, 37 % des cas de lombalgie dans le monde seraient liĂ©s au travail (Sowah et al., 2018). Mais pourquoi rester assis abĂźme autant le dos ?

Ce n’est pas seulement « ĂȘtre assis » : c’est rester immobile. Quand on demeure longtemps affaissĂ© ou penchĂ© en avant, on impose une charge posturale prolongĂ©e sur la colonne lombaire (Channak et al., 2022). Cela augmente la raideur et inhibe l’activitĂ© des muscles qui stabilisent le tronc – ce qui peut conduire Ă  la douleur, voire Ă  la blessure.

En bureau, on passe souvent par trois positions : droit, affaissĂ©, ou penchĂ© vers l’avant. La posture affaissĂ©e rĂ©duit l’activitĂ© des stabilisateurs, tandis que la posture penchĂ©e favorise une suractivitĂ© musculaire, avec fatigue et dĂ©sĂ©quilibres Ă  la clĂ©. Chez les personnes souffrant de lombalgies chroniques, on observe souvent une atrophie du multifidus lombaire, petit muscle essentiel Ă  la stabilitĂ© vertĂ©brale. Et point inquiĂ©tant : ces muscles du tronc resteraient inactifs pendant environ 30 % du temps total assis (Kuster et al., 2020), affaiblissant le systĂšme de soutien naturel de la colonne.

Perturbations métaboliques et hausse du risque de mortalité

Les personnes qui restent assises plus de 10 heures par jour (oui, cela inclut les heures « canapé » aprÚs le travail) montrent une corrélation notable avec une augmentation de la mortalité toutes causes confondues. Comment ?
La recherche indique qu’une assise prolongĂ©e affecte l’activitĂ© de protĂ©ines musculaires clĂ©s impliquĂ©es dans le transport du glucose (Park et al., 2020). En parallĂšle, l’inactivitĂ© rĂ©duit l’activitĂ© de la lipoprotĂ©ine lipase (LPL), une enzyme importante pour la gestion des lipides et du cholestĂ©rol. Ces perturbations internes compromettent le mĂ©tabolisme et contribuent Ă  des maladies chroniques et Ă  une mortalitĂ© prĂ©maturĂ©e. Le problĂšme n’est donc pas seulement la chaise : c’est tout ce que votre corps cesse de faire lorsque vous restez immobile, trop longtemps, trop souvent.

Mauvaise circulation et inflammation

La sĂ©dentaritĂ© ne rend pas seulement raide : elle modifie la santĂ© vasculaire et mĂ©tabolique. Une assise prolongĂ©e augmente la rĂ©sistance vasculaire pĂ©riphĂ©rique et rĂ©duit le flux sanguin systĂ©mique, dĂ©clenchant une rĂ©ponse du systĂšme nerveux sympathique qui diminue la sensibilitĂ© Ă  l’insuline et altĂšre la fonction vasculaire.
Cette rĂ©action en chaĂźne marque le dĂ©but de ce que les chercheurs appellent une cascade inflammatoire, susceptible de favoriser des conditions chroniques. Et ce n’est pas tout : des pĂ©riodes d’assise plus longues ont Ă©tĂ© associĂ©es Ă  une augmentation du tour de taille – d’environ 3,1 cm pour chaque hausse de 10 % du temps assis – ajoutant une charge mĂ©tabolique supplĂ©mentaire.

Fatigue cognitive

Vous pensez que rester assis ne concerne que le dos ? Pas du tout. La baisse du flux sanguin liĂ©e Ă  l’immobilitĂ© affecte aussi le cerveau. Des Ă©tudes montrent qu’interrompre de longues pĂ©riodes assises par du mouvement peut amĂ©liorer les fonctions exĂ©cutives, la mĂ©moire, l’attention et les capacitĂ©s visuo-spatiales (Chandrasekaran et al., 2021). Sans mouvement, la clartĂ© mentale baisse : mĂȘme les tĂąches simples deviennent lourdes.

Déséquilibres musculaires

Nos corps ne sont pas faits pour rester immobiles pendant des heures. L’assise passive maintient les muscles du tronc – y compris les stabilisateurs profonds – largement inactifs. Avec le temps, cela entraĂźne dĂ©sĂ©quilibres, raideur et perte de soutien postural. Plus ces muscles restent « au repos », plus il devient difficile pour eux de soutenir votre colonne – mĂȘme une fois levĂ©.

Pris ensemble, ces risques montrent pourquoi il faut repenser notre façon de nous asseoir : quand la chaise est statique, le corps finit par payer.

Les bĂ©nĂ©fices de l’assise active : comment elle corrige ces problĂšmes

L’assise active ne fait pas que « sonner bien » : elle est rĂ©ellement pertinente. Elle s’attaque aux effets physiques et cognitifs de l’assise passive en gardant le corps en mouvement doux pendant le travail.

Soulagement des douleurs lombaires

En autorisant de petits mouvements du bassin et de la colonne, l’assise active engage les stabilisateurs lombaires et du tronc, notamment le multifidus. Leur activation rĂ©guliĂšre limite la raideur et rĂ©duit le risque de lombalgie chronique.

Métabolisme plus efficace

Quand les muscles bougent, mĂȘme lĂ©gĂšrement, ils signalent au corps de maintenir une activitĂ© mĂ©tabolique. L’assise active aide Ă  rĂ©activer des mĂ©canismes liĂ©s au transport du glucose et Ă  prĂ©server l’activitĂ© de la LPL – essentiels pour la glycĂ©mie et le cholestĂ©rol (Park et al., 2020). Ce n’est pas du cardio, mais c’est largement mieux que l’immobilitĂ©.

Meilleure circulation et moins d’inflammation

Les micro-mouvements soutiennent un flux sanguin plus stable, diminuent la rĂ©sistance vasculaire pĂ©riphĂ©rique et favorisent une meilleure fonction vasculaire. Cela freine la cascade inflammatoire typique de la sĂ©dentaritĂ©. Sur la durĂ©e, une meilleure circulation signifie plus d’oxygĂšne et de nutriments – exactement ce dont votre corps (et votre cerveau) ont besoin pendant la journĂ©e.

Fonctions cognitives plus nettes

Le mouvement nourrit aussi le cerveau. L’assise active est associĂ©e Ă  des amĂ©liorations de l’attention, de la mĂ©moire et des performances visuo-spatiales (Chandrasekaran et al., 2021). Plus de mouvement = plus de sang vers le cerveau = pensĂ©e plus claire.

Équilibre musculaire et soutien postural

En changeant subtilement de position et en se balançant au fil de la journĂ©e, l’assise active active rĂ©guliĂšrement les muscles posturaux. Cela limite les dĂ©sĂ©quilibres et la fatigue causĂ©s par les postures figĂ©es. Plus les muscles travaillent de façon Ă©quilibrĂ©e, moins vous accumulez douleur et tension. .

En bref : l’assise active transforme votre chaise d’un « piĂšge sĂ©dentaire » en un outil discret de mieux-ĂȘtre. MĂȘme si vous ne faites que rĂ©pondre Ă  des mails, votre corps en tire quelque chose de positif.

Solutions d’assise active

Toutes les solutions d’assise active ne se valent pas. Bonne nouvelle : elles ne coĂ»tent pas forcĂ©ment un salaire. Selon votre budget et votre niveau d’engagement, voici trois catĂ©gories d’options.

Sans coût : rester actif en étant assis à un bureau

Avant d’acheter du mobilier, essayez quelques ajustements simples :

  • Rappels de mouvement : alarme tĂ©lĂ©phone ou montre connectĂ©e pour bouger, s’étirer ou se lever toutes les 20–30 minutes (et si possible, faire un petit tour).
  • Micro-mouvements : rotations du buste, roulĂ©s d’épaules, bascules du bassin, Ă©tirements assis. Vous pouvez aussi essayer :
    • RelevĂ©s de mollets : lever les talons en gardant les orteils au sol
    • Extensions de jambes : tendre une ou deux jambes sous le bureau
    • Contractions des fessiers : serrer 5–10 secondes puis relĂącher
    • Resserrement des omoplates : rapprocher puis relĂącher
    • Étirements du cou & “menton rentrĂ©â€ : amĂ©liorer la posture, rĂ©duire les tensions cervicales

Ces stratĂ©gies sont gratuites et introduisent de la variabilitĂ©, mais elles demandent de la discipline et n’offrent pas de soutien structurel.

Options payantes : outils conçus pour l’assise active

Si vous voulez passer un cap, plusieurs solutions existent :

  • Ballons d’assise et coussins instables : crĂ©ent de l’instabilitĂ© et sollicitent le gainage. Abordables, mais peu adaptĂ©s Ă  de longues sessions.
  • Chaises Ă  genoux : ouvrent l’angle des hanches et favorisent une posture droite. Bien pour « rééduquer » la posture, mais parfois dures pour les genoux ou les tibias.
  • Chaises actives : solutions dynamiques qui encouragent des micro-mouvements, activent le tronc, limitent la raideur et soutiennent une meilleure posture.

Solutions combinées : superposer outils et habitudes

Pas besoin de choisir une seule voie. Les meilleures configurations mixent souvent plusieurs éléments :

  • Un coussin d’équilibre sur une chaise classique + rappels de mouvement
  • Alterner chaise Ă  genoux et tabouret actif selon la tĂąche
  • Associer une chaise active Ă  un bureau assis-debout pour une flexibilitĂ© totale

Le but est d’intĂ©grer le mouvement dans votre routine de façon naturelle et durable. Que vous soyez en mode « systĂšme D », investissement ergonomique, ou mix des deux : la clĂ©, c’est la rĂ©gularitĂ©.

La solution d’assise active la plus complùte : la chaise Muista

Muista, ce n’est pas simplement une chaise : c’est une solution pensĂ©e pour les personnes qui passent de longues heures assises et veulent Ă©viter les piĂšges de l’assise passive. Conçue avec la biomĂ©canique et la rĂ©alitĂ© du travail en tĂȘte, Muista encourage un mouvement continu, sans effort, qui soutient activement le corps pendant que vous vous concentrez.

Un design dynamique 2-en-1

L’une des caractĂ©ristiques phares de Muista est son assise 2-en-1. Il suffit de retourner la chaise pour passer d’une position type selle Ă  une position type banc. Chaque mode active des groupes musculaires diffĂ©rents et modifie la posture, empĂȘchant le corps de se figer dans une seule forme. Cette adaptabilitĂ© rĂ©duit la fatigue, favorise une courbure vertĂ©brale plus saine et maintient une meilleure vigilance pendant les longues sessions.

Changer de mode ne sert pas seulement Ă  ĂȘtre « plus Ă  l’aise » : cela aide Ă  redistribuer la charge sur les muscles et les articulations, permettant au corps de bouger et de rĂ©cupĂ©rer tout en restant productif. C’est un peu comme faire un exercice doux sans y penser.

Un balancement qui travaille avec vous

Le cƓur du fonctionnement dynamique de Muista, c’est son balancement multidirectionnel. Contrairement aux chaises statiques – et mĂȘme Ă  certaines options actives – Muista oscille doucement d’avant en arriĂšre et de droite Ă  gauche. Chaque direction apporte des bĂ©nĂ©fices spĂ©cifiques :

  • Le balancement latĂ©ral stimule les obliques et le carrĂ© des lombes, utiles pour la stabilitĂ© latĂ©rale du tronc. Il contribue aussi au maintien de l’hydratation et des apports nutritifs dans les disques intervertĂ©braux, autrement comprimĂ©s en posture statique (Pearse et al., 2024).
  • Le balancement avant-arriĂšre soutient le mouvement naturel du bassin et aide Ă  maintenir la lordose lombaire (la courbure interne saine du bas du dos). Cette mobilitĂ© pelvienne active des stabilisateurs profonds comme le multifidus et limite l’accumulation de pression liĂ©e Ă  l’immobilitĂ©.

Ces micro-mouvements sont doux et instinctifs : ils aident sans vous sortir de votre tùche. Résultat : moins de raideur, meilleure posture, et confort plus durable.

La concentration, portée par le mouvement

Muista n’est pas seulement bĂ©nĂ©fique pour la colonne : il l’est aussi pour l’esprit. La recherche montre que le mouvement amĂ©liore les fonctions cognitives, et beaucoup d’utilisateurs de Muista rapportent une meilleure concentration et moins d’agitation. C’est particuliĂšrement utile pour les personnes avec TDAH, hypersensibilitĂ©s, ou des mĂ©tiers demandant de longues heures de focus profond.

Le balancement doux aide Ă  rĂ©guler le niveau d’activation : plus facile de rester « dans le flux » sans nervositĂ© ni sur-stimulation. C’est aussi pourquoi certains professionnels, thĂ©rapeutes et Ă©ducateurs recommandent des solutions d’assise active comme Muista pour les difficultĂ©s d’attention.

En combinant design et neurosciences, Muista propose plus qu’un soutien postural : il amĂ©liore l’expĂ©rience de travail.

Qui nous sommes – et pourquoi c’est important

Depuis 2017, nous dĂ©veloppons des solutions d’assise active et nous sommes fiers de faire partie des pionniers dans ce domaine. Nous connaissons la recherche, nous connaissons les outils, et nous voyons concrĂštement ce qui fonctionne. Oui, cet article prĂ©sente nos chaises – mais uniquement parce qu’elles le mĂ©ritent. Il suffit de lire les avis ci-dessus.

Surtout, nous voulons contribuer Ă  faire Ă©voluer une vieille idĂ©e reçue sur la chaise de bureau : passer d’un soutien passif Ă  un confort actif, qui apporte quelque chose au corps.

Conclusion : rester moins immobile, vivre plus pleinement

Rester longtemps assis, sans bouger, n’est pas qu’une mauvaise habitude : c’est un risque de santĂ© aux consĂ©quences multiples. Et on sait maintenant que la solution n’est pas seulement de se lever plus souvent ou d’aller Ă  la salle. Il s’agit de repenser notre façon de nous asseoir.

L’assise active n’est pas une mode : c’est un changement profond dans notre maniĂšre d’associer confort et productivitĂ©. Entre ajustements gratuits, chaise Muista conçue pour ça, ou solution hybride, vous avez de quoi transformer votre espace de travail en un environnement qui soutient le corps et l’esprit.

La prochaine fois que vous vous asseyez, posez-vous une question simple : est-ce que vous bougez, ne serait-ce qu’un peu ?

 

 

Si non, il est temps de commencer.
Autrice: Milda Gaigalaite
Co-autrice et Ă©ditrice scientifique: Ieva Aleknaitė-Dambrauskienė